« Nous appellerons ça : la Haute-Garonne »
« Pourquoi diable ? »
« Et bien parce que le fleuve y coule !... »
comme le remarquaient les Constituants en 1790.

Depuis sa source pyrénéenne, la Garonne draine tout le Sud-Ouest et traverse la Haute-Garonne de part en part. Sur plus de 200 kilomètres, le fleuve chemine paisiblement du Luchonnais au Volvestre jusqu’au Pays Toulousain.

Du Val d’Aran au Pays Toulousain

D’abord offerte aux sports d’eaux vives sur son parcours pyrénéen qui débute dans le Val d’Aran en Espagne à 1 870 mètres d’altitude, la Garonne devient peu à peu grand fleuve. À son entrée en France, par les gorges de Pont-du-Roi, en Haute-Garonne, elle descend à 575 mètres et dévale les pentes du Luchonnais. Elle passe Saint-Béat et reçoit le principal affluent de son cours montagnard, la Pique. Elle quitte ensuite les Pyrénées, irrigue le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges et reçoit la Neste à Montréjeau. Plus loin, elle file vers Saint-Gaudens puis Saint-Martory, se poursuit jusqu’à Muret, Toulouse et Blagnac. Sur ce parcours qui la mène des plaines du Volvestre au Pays Toulousain, elle essaime les silhouettes de charmantes cités avec les montagnes en guise de décor naturel.

De l’impétueuse Garonne au fleuve de la plaine toulousaine...

Impétueuse au pied des montagnes qui servent de cadre à la médiévale Saint-Béat, célèbre pour ses maisons à galeries, la Garonne creuse son lit dans la roche. Celui qui a fait la renommée mondiale des lieux n’est autre que ce marbre pur, blanc ou veiné qui pare de sa beauté les murs de Versailles, du Trianon et de Fontainebleau. Mais sa réputation remonte à bien plus loin ! Depuis que Pompée, en 75 avant J.-C., décide de fonder Passus Lupi d’où partent alors les blocs de marbre destinés à la construction des cités antiques. Elle deviendra Saint-Béat en 797 sous le règne de Charlemagne.

Pour sa part, l’histoire de Saint-Gaudens, se confond avec celle des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle. La ville se situe en effet à la croisée des itinéraires venant de Saint-Gilles et de Saint-Girons en direction de Saint-Bertrand-de-Comminges. La grande voie de pénétration romaine et chrétienne dans le Midi-Toulousain « Via Garona » retrace ce passé prestigieux avec ses nombreuses haltes des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Saint-Gaudens abrite par ailleurs de somptueux édifices religieux qui ont traversé le temps comme le cloître et la collégiale dédiée à Saint-Pierre et Saint-Gaudens (datée des XI-XIIe siècles) bâtie sur l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien.

Pour les amateurs de sensations fortes, c’est à partir de Saint-Gaudens que la Garonne s’avère propice aux sports d’eaux vives que sont le rafting, l’hydro-speed, le canoë… Et de nombreuses bases nautiques jalonnent son cours où se pratiquent de multiples activités estivales et toniques !

Insolite

Le bac de Portet-sur-Garonne

Ce bac est l’un des derniers à fonctionner sur la Garonne. Situé à 10 km au sud de Toulouse, il permet de passer d’une rive à l’autre ; les berges aménagées sont un lieu très agréable pour pique-niquer en été.

Point de vue à Montaut

L’un des plus beaux points de vue sur le fleuve se trouve ici, dans le Volvestre, dans cette petite commune d’environ 500 âmes.

Le Jardin-Musée Abbal

Lieu de découverte d’œuvres monumentales de « l’apôtre de la taille directe », André Abbal (1876-1953) mais aussi de dessins et d’œuvres de créateurs contemporains. Les sculptures de l’artiste s’intègrent parfaitement dans le décor verdoyant et fleuri des rives de la Garonne et de l’Arize.

À savoir

Saint-Béat est également la ville natale du général Gallieni (1849-1916), ancien gouverneur militaire de Paris, ministre de la Guerre sous le ministère Briand, fait maréchal de France à titre posthume en 1921.

La collégiale de Saint-Gaudens abrite des merveilles : les chapiteaux, les piliers du chœur et des chapelles, le buffet d’orgue (XVIe siècle), les tapisseries d’Aubusson (XVIIIe siècle).

Cazères est une ancienne bastide du temps de Gaston Phébus, Comte de Foix.

Continuer le voyage