Au sud de la Haute-Garonne, la chaîne des Pyrénées s’impose en majesté comme un véritable terrain de jeu pour les amateurs de sensations fortes.

Pour tous les goûts

Depuis la table d’orientation située sur le plateau de la station de Superbagnères, la vue à 360° qui s’offre au visiteur en laissera plus d’un pantois !

De là haut on côtoie même les amateurs de parapente et de vol à voile qui survolent Bagnères-de-Luchon. À Saint-Béat, c’est le rafting et le canyoning qui tiennent la corde, on se bouscule pour profiter des eaux vives et de la fraîcheur…

Dans les Pyrénées, les activités toniques ne manquent pas et la randonnée figure sur la liste. Une multitude de chemins, de parcours se présentent aux marcheurs dans cette nature préservée de toute beauté. Et dans les villes et villages, on vit en symbiose avec cet environnement, on perpétue aussi, depuis des temps immémoriaux, les traditions culturelles ainsi qu’un artisanat montagnard typique.

Des plus hautes cimes aux collines du Comminges

Autour de Bagnères-de-Luchon — Luchon ou même La Reine des Pyrénées pour les intimes — culminent des pics de plus de 3 000 mètres : Gourgs Blancs (3 129 m), Perdiguerre (3 222 m), Maupas (3 109 m), l’Aneto (3 404 m) et les Posets (3 369 m) sur le versant espagnol. La petite ville compte nombre de bâtisses rétro et de ruelles typiques autour de l’ancienne halle du marché (1), l’allée d’Étigny où se succèdent chaque année les chars de la très courue Fête des Fleurs et les thermes qui ont fait sa réputation. 

(1) Le marché de Luchon se déroule tous les matins avec un plus grand nombre de marchands les mercredis et samedis matins, la halle accueille le public tous les matins.

Au pied des Pyrénées, dans les collines du Comminges, le village d’Aspet est le point de départ de promenades ou excursions qui mènent à la découverte du col de Larrieu (vers Arbas), du col de Portet d’Aspet (vers l’Ariège), du col des Ares (vers les Frontignes et la vallée de la Garonne) et du col de Menté. Depuis ses 1 912 mètres, le Cagire domine le paysage parsemé de chemins de randonnée dans des paysages et sites à couper le souffle (cascades de Planque, Coume Ouarnède…).

Insolite

Sites majeurs pour la spéléologie, le réseau « Trombe » plonge jusqu’à 1 500 mètres de profondeur. Le gouffre de la « Henne Morte », sous le massif Coume Ouarnède, dans le massif de l’Arbas, est la manifestation la plus impressionnante d’un système de réseau et de cavités que l’eau a creusé sur plus de 100 kilomètres. L’accès au réseau de spéléologie est possible, en initiation, avec l’encadrement d’un accompagnateur diplômé d’État.

À savoir

L’eau du lac d’Oô — du gascon iu ou èu, « lac de haute montagne » — traverse une galerie souterraine longue de 11,7 kilomètres. Après avoir circulé dans les conduites forcées, elle alimente les turbines de l’usine hydroélectrique EDF mise en service en 1921 (visitable en prenant contact avec l’Office de Tourisme de Luchon). Une des attractions de ce lac de 42 hectares est sa cascade de 275 mètres de hauteur.

 

Une fois épris des cimes sauvages et tourmentées qui bondissent vers le ciel, et de leurs rochers noirs entourés de blancheurs éternelles ou de lacs solitaires, on les aime toute sa vie.

Henry Russell (1834-1909) dans Souvenirs d’un montagnard (1878) réédité en 2009 aux Éditions Monhélios